L' agenda culturel caennais

Beauregard 2014 : le before, le bonus !

Publié par le 5 juil 2014 dans Blog, Live Report, Musique, On vous parle | 0 commentaires

Nous sommes à la veille du premier jour de festival hérouvillais. Mais première cette année : Stromae se paye le parc pour lui tout seul le temps d’une soirée « before ». Archi complet pour la première fois de son histoire, Beauregard nous a gâté !

Depuis 2011, le site en lui-même reste inchangé, à croire que la bonne recette a été trouvée. Le soleil est au rendez-vous, tout le monde en a bien profité. Ce qui frappe véritablement ce soir de before, c’est le public familial qui est en majorité écrasante, le nombre d’enfants est assez inédit.
Il est 19h et Gush débute son set sur la grande scène. L’énergie dans la prestation est le leitmotiv du groupe :  le clavier-guitare qui se fait rare sur scène de nos jours, le batteur qui n’hésite pas à jouer debout et à motiver la foule, la répartition des musiciens en alignement qui crée une sorte de proximité chaleureuse. Le public est peu présent et peu motivé au début du set, mais c’est sans compter sur le professionnalisme de Gush qui va réussir à faire trémousser les festivaliers grâce à leurs rythmes méga-dansants. Un très bon groupe bien trop souvent annulé à Caen que l’on a donc eu le plaisir de découvrir !

Quinze minutes de pause pour ensuite laisser place à la première partie officielle du belge tête d’affiche : Gabriel Rios. Seulement trois sur scène, la guitare-voix du leader est néanmoins prédominante. Même si la musique de l’artiste venu de Gand charme et s’adapte parfaitement au cadre, on a pu ressentir un certain ennui dans l’air tant la prestation contraste avec toutes les autres de la soirée. Cela n’empêche pas que le show ait été apprécié du plus grand nombre.

Il se fait attendre, il est là. 23 000 personnes sont venues pour lui. Toujours charismatique à souhait avec des mimiques propres à lui, le personnage de Stromae casse l’écran. La mise en scène est impeccable et massive. Le décor de cette nouvelle tournée aux couleurs de « Racine Carrée » est vraiment réussi. Les possibilités sont immenses, entre l’armée virtuelle sur Carmen ou les lumières à la manière des années ’90 sur Alors on danse. On a frissonné sur Cancer et les pattes d’araignée menaçantes sur l’écran géant (on en a vu plusieurs se cacher les yeux). Le maestro possède de nombreux déguisements qu’il change quasiment à chaque morceau du set, l’effet est garanti. Il y avait énormément de monde, difficile de circuler. Tout ce monde est d’ailleurs hyper réactif, notamment pour les paroles ou les jeu de discussion avec le public. L’ambiance est grandiose, la prestation impeccable. Seul (gros) bémol, on nous avait promis deux heures de show (voir programme officiel) avec configuration intégrale, tout comme un concert de zenith. Mais il n’en était rien : 1h30 de show avec configuration festival. C’est bien dommage après une si grande attente. Le concert restait néanmoins un grand show et une démonstration de force de l’artiste belge qui s’impose comme l’un des plus grands auteur/compositeur/interprète francophone de la décennie.

Ressenti comme un bonus, ce before était une réussite. Il aurait peut-être fallu rajouter quelques groupes pour étoffer et varier les plaisirs.

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