L' agenda culturel caennais

Cabourg, un amour de fin d’été

Publié par le 5 sept 2014 dans Blog, Live Report, Musique, On vous parle | 0 commentaires

L’été s’est achevé, et le soleil est revenu. Il est revenu à Cabourg pour fêter la deuxième édition d’un petit festival, mais qui dit petit dit parfois prometteur. « Cabourg, Mon Amour », un vrai slogan. Profitant de l’implantation de prestige, la programmation du festival fut étonnamment très pointue et risquée par moments. Mais l’événement a déjà un acquis de taille : l’ambiance.

UNE AMBIANCE UNIQUE

C’est dû à cette station balnéaire de prestige située entre Ouistreham et Deauville. Autant dire que même en cette fin d’été, il y avait du monde sur la digue. Arrivés sur le lieu du festival, le décor est minimaliste mais terriblement charmeur avec cet aspect « système D ». On parle là d’une cabine DJ en bois noir et rouge, des bancs en paille ou encore des bidons comme tables hautes de bar. On s’y sent chez soi ! Et même si peu de gens sont descendus de la digue pour prendre un verre et danser, la petite foule présente était motivée et dansait sur le sable. Une ambiance « chill », comme fièrement affirmée par un panneau !

ENTRE MUSIQUES D’AMBIANCE ET CONCERTS ÉNERGIQUES

Malgré un manque cruel de communication sur les horaires de passage des artistes, on a pu apprécier les deux phases de programme musical. Sur la plage, ambiance « chill » même musicalement avec le mix Rap US impeccable de 8TM qui a participé à une conférence un peu plus tôt sur son style de musique. L’ambiance est chaleureuse avec une pointe de festivité. Il est 16:30 et Neana & Georgia Girls branchent leur clé usb sur les platines de la plage. Les membres du label Night Slugs venus tout droit d’Angleterre sont un petit événement au sein du festival, car assez rares en France. Et pourtant, quel set ! Un condensé d’exclusivités, de morceaux efficaces mais fonctionnant parfaitement avec l’ambiance chill. Côté style, c’est une véritable vitrine de la nouvelle scène anglaise mêlant UK Bass, Techno, Trap, House, Break, … un style unique propre aux labels Night Slugs et Fade To Mind. Une vraie leçon de musique.

      

18:30, il est temps d’aller se ressourcer avant les concerts du casino. L’entrée public n’est pas forcément facile à trouver, mais en cherchant un peu, on tombe sur des bénévoles très sympathiques ! Les derniers préparatifs finalisés, et le public entre dans la salle du casino. Au maximum 200 personnes ce vendredi soir, c’est peu et surtout dommage au vu des concerts du soir.

21:00, c’est Samba de la Muerte qui entame les hostilités. Pour ceux qui les ont déjà vu, aucune surprise, mais le groupe reste vraiment efficace sur scène. Les compositions ont un vrai charme, en particulier en live. Une bonne mise en bouche. Two Bunnies In Love enchaînent (avec 30mn de retard… ce qui a posé un vrai problème de timing des autres concerts). Les gagnants du tremplin Ricard Live restent fidèles à leur réputation et sont une véritable nouvelle référence dans la région, à voir ! Ont suivit le très jeune duo de The Pirouettes avec un style chanson-electro très simpliste mais bien punchy. Puis Natas Loves You, groupe émergent qui s’apprête à enflammer la chronique avec leur prochain album. Et au vu du live de Cabourg, qui a fait danser massivement le public, la suite s’annonce glorieuse pour eux ! Un grand moment !

       

Il est temps à présent d’enchaîner sur le volet electro, ou plutôt techno dans un premier temps avec le parisien Melja. A coup de beats sombres, profonds et lents, le jeune DJ a fait sortir toute l’énergie d’un public conquis. Place pour finir à la tête d’affiche du week-end : Teki Latex. Le boss du label Sound Pellegrino est imprévisible, on ne sait pas quel set sortira. Il commence finalement en toute logique sur de la techno sombre flirtant avec des musiques plus pointues. Un set personnel mais qui aura fait mouche auprès du public.

       

QUE FAUT-IL RETENIR DU FESTIVAL « CABOURG, MON AMOUR » 2014 ?

Les bons côtés sont nombreux : l’ambiance festive et chill, les concerts de qualité, une programmation pointue et exigeante, l’atmosphère unique de Cabourg, ce ressenti d’intimité très plaisant, le soleil (quand il est là !). Les ingrédients pour un festival réussi !
Malgré tout, on a décelé quelques moins bons côtés : petits problèmes d’organisation, des horaires pas forcément cohérents (une conférence à 13h après une soirée s’étant terminée à 4h, ça ne fait pas beaucoup d’heures de sommeil ! Surtout si on habite un peu loin), horaires des concerts non indiqués, une contre-soirée dans le casino, une acoustique pas optimale, un manque de communication quantitativement (car qualitativement, la communication est parfaite).

On pardonne tout à ce festival qui n’en est qu’à sa seconde édition. On espère qu’il grandira et deviendra une référence dans le paysage normand ! Et c’est bien parti pour !

A l’année prochaine !

       

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