Chroniques Musique

Lewis Evans : son premier album solo

Cet été, Lewis Evans sillonne les routes des festivals, des Francofolies de La Rochelle à Rock en Seine, en passant par Tout un Foin. Son premier album, Halfway To Heaven, sort le 2 octobre prochain. Culturacaen a pu l’écouter en avant première. Et comme on ne cache pas notre plaisir, on vous en parle !

Lewis Evans signe un premier album solo de qualité, comprenant onze titres qu’il a écrit et composé. L’ensemble est homogène, de quoi déceler une vraie identité musicale. Des influences sixties se font clairement entendre, tout au long de l’album. Celui-ci nous fait jongler entre ballade mélancolique, comme Stan, et morceaux énergiques. Le fil conducteur de cet ensemble, et véritable atout de l’artiste, se tient dans sa voix de crooner, arrivée à maturité. A l’écoute de l’album, on la découvre polymorphe, malléable. Pour s’en rendre compte, il suffit d’écouter Lonely de bout en bout. Lewis Evans a des choses à nous dire, et il sait décidément bien comment nous les dire avec l’art et la manière !

Jolie découverte donc, que ce premier album solo. Les débuts de Despire, le premier titre, nous plonge dans un univers proche du western. D’entrée de jeu, la voix de Lewis Evans interpelle. Avec Fifty’s Bash, l’ambiance sixties, très présente sur l’ensemble de l’album, se fait particulièrement sentir. Presque un joyeux parfum de Beach Boys… Hey Girl est incontestablement la chanson plus efficace de l’album. Résolument pop, avec une rythmique entêtante, un refrain grisant porté par des chœurs… Rien d’étonnant qu’elle fasse l’objet du premier clip !

 

 

Lewis Evans s’offre de belles collaborations au sein de cet album. Ainsi, il reprend avec Keren Ann le titre Days of Pearly Spencer de David McWilliams. Les timbres de leurs deux voix s’accordent agréablement sur titre. On retrouve également Gaëtan Roussel sur Lorraine. Le duo mi-français mi-anglais affirme des accents pop énergiques. Il en est de même avec Senorita dont la mélodie, aux allures de course effrénée, nous emmène dans un sprint dansant haut en couleur.

Parmi ces onze titres, Proud est peut-être celle qui nous a le plus touché. Soutenu par le son de la guitare, la voix de Lewis Evans s’élève sur le refrain et s’envole vers les sommets de cet album. C’est Air Marin qui conclue cet opus. Elle constitue le seul titre chanté en français par l’artiste. Et sous les courbes de la langue de Molière, on redécouvre sa voix, comme si elle sonnait désormais différemment. Idéal, pour point final, d’opter pour le titre qui vous donnera la fâcheuse envie de tout reprendre depuis le début….L’album s’achève sur des envolées cuivrées, conclusion idéale !

Halfway To Heaven est un album à découvrir. La voix de Lewis Evans donne beaucoup de profondeur à ce premier opus. Il nous offre une belle parenthèse musicale au cours de laquelle nous naviguons sur son album comme sur un fleuve, tout en douceur, au rythme de sa poésie sonore…

À propos de l'auteur

Laurine

Laurine

Rédactrice Musique
Laurine, 25 ans, passionnée par la rencontre des arts d'ici et d'ailleurs. Chargée de production et de diffusion au sein d'une Compagnie en Arts Mêlés, je jongle entre Paris et Caen, toujours à l'affût de nouvelles découvertes. Pour Culturacaen.fr, je suis essentiellement rédactrice musique, chargée des chroniques et des live report, mais je fais également quelques explorations dans les arts de la rue !